mélèze d'Europe - Larix decidua

Sauge officinale – Salvia officinalis

La première fois qu’on m’a demandé « mais on fait quoi avec de la sauge, excepté les bâtons de fumigation ? » À l’époque, je n’ai pas su quoi répondre, parce que je l’utilisais que pour cela. C’était il y a maintenant six ans. J’ai bien appris depuis et je compte bien en apprendre davantage.

La sauge appartient à la famille des Lamiacées. On reconnaît immédiatement sa tige carrée, bien ramifiée, et son parfum puissant dès qu’on froisse ses feuilles. Celles-ci sont oblongues, vertes et veloutées au toucher. Elles persistent tout l’hiver grâce à la fine couche de poils laineux qui les protège du froid. Ses fleurs, visibles de la fin mai jusqu’en août ou septembre, s’élèvent en épis floraux et arborent un mauve doux tirant parfois sur le bleu.
Culinaire, médicinale ou simplement ornementale, la sauge trouve sa place autant dans les jardins que dans les plates-bandes destinées aux pollinisateurs, puisqu’elle est une excellente plante mellifère.

Un peu d’histoire… Son nom est déjà une sorte de promesse, puisque salvia vient du latin salvare, qui signifie « sauver », « guérir » et officinalis qui signifie de l’officine, de la pharmacie, donc.. Plante sacrée pour plusieurs peuples — notamment les peuples autochtones et les Romains au Moyen Âge — elle entrait dans la composition d’une multitude de remèdes et de préparations. Encore aujourd’hui, on la retrouve dans la pharmacopée moderne.

La littérature scientifique lui attribue de nombreux effets : anticancéreux, anti-inflammatoires, antioxydants, antimicrobiens, hypoglycémiants, hypolipidémiants, améliorant la mémoire, apaisants… Elle peut toutefois augmenter la tension artérielle. Elle est aussi reconnue pour réduire les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes grâce à ses effets œstrogéniques, ce qui la rend utile pour limiter la transpiration excessive.

En cuisine, la sauge est surtout utilisée pour aromatiser, bien que difficile à combiner avec d’autres aromates vus son goût puissant, les viandes grasses, le porc ou le gibier. Elle est également délicieuse en tisane, particulièrement lorsqu’on la combine au thym et au miel — une préparation qui, d’expérience personnelle, fait un bien fou lors d’un mal de gorge ou d’un rhume.

Attention néanmoins : la sauge contient de la thuyone, une substance neurotoxique à haute dose. Il ne faut donc pas abuser de son huile essentielle, et même l’infusion des feuilles peut devenir toxique si elle est trop concentrée ou consommée en excès. En raison de ses phytoestrogènes, elle est déconseillée durant les premiers mois de grossesse (risque de fausse couche) et pendant l’allaitement.

La sauge porte en elle mille histoires. À vous maintenant de découvrir la vôtre avec elle.